Patrick Mouanda, la preuve que les Taxis Gab sont pour tous
Lancés en octobre 2024 sous l’impulsion des autorités de transition, les Taxis Gab, longtemps perçus comme un service réservé à une clientèle privilégiée, s’imposent aujourd’hui comme une solution de mobilité accessible, structurée et fiable.
Le parcours de Patrick Mouanda, chauffeur engagé et respectueux des principes du service, en est une parfaite illustration.
Des trajets populaires à des prix raisonnables
Tandis que certains chauffeurs, souvent en porte-à-faux avec les tarifs encadrés par la direction de la structure, imposent des prix exorbitants incompatibles avec les réalités du quotidien, Patrick Mouanda incarne une autre vision du service.
« Je fais souvent la course Mbolo – Rond-point Nzeng-Ayong à 500 FCFA, comme n’importe quel taxi classique », affirme-t-il.
Cette tarification cohérente montre que les Taxis Gab peuvent et doivent rester à la portée de tous. C’est un appel implicite lancé aux chauffeurs et aux usagers : le respect des règles profite à l’ensemble de la population et renforce la crédibilité du système.
Un modèle structuré, rentable et humain
Depuis leur lancement, les Taxis Gab reposent sur un modèle clair : un versement journalier fixe de 20.000 FCFA, du lundi au samedi, soit un montant inférieur à ce que rapporte en moyenne un taxi conventionnel (estimé à 25.000 FCFA). « Généralement, j’ai déjà atteint mes 20.000 FCFA avant 13h. Ensuite, je travaille pour moi, sans stress », confie Patrick Mouanda.
Cette flexibilité permet aux chauffeurs de travailler en toute sérénité, tout en garantissant leur autonomie financière.
Un équilibre entre responsabilité et accompagnement
Les conducteurs assument l’achat du carburant, l’entretien de base et le respect des obligations de service. En cas d’imprévus (maladie, empêchement), des dispositifs d’ajustement sont prévus, montrant une volonté d’allier exigence et bienveillance dans la gestion du réseau.
Un encadrement professionnel pour un service durable
Inspection des véhicules, contrôle du comportement des chauffeurs, remplacement des pièces défectueuses… L’encadrement mis en place vise à garantir la qualité du service et la sécurité des usagers. C’est aussi un moyen de lutter contre les abus, notamment tarifaires, et de restaurer la confiance du public.
Conclusion : Un service pour tous, à encourager
Face aux critiques – souvent légitimes – sur les dérives tarifaires constatées chez certains conducteurs, l’exemple de Patrick Mouanda rappelle que les Taxis Gab sont conçus pour être inclusifs. Ce service peut répondre aux besoins de tous, à condition de respecter les règles fixées, et de faire primer l’intérêt collectif sur les profits immédiats.
En combinant accessibilité, professionnalisme et dignité, le projet Taxi Gab redéfinit peu à peu le transport urbain au Gabon. Une dynamique qu’il serait dommage de freiner.
DM






