Ngounié/Les communautés dessinent leurs cartes

25 janvier 20220
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La cartographie participative est une notion qui s’intègre au fil des ans dans les communautés rurales afin de défendre leurs droits d’usage coutumier. Cette implication contribue à la préservation des forêts et des zones d’activités villageoises.

(Gabonews) : Sous d’autres cieux, l’on parle de rachat des terres. Pour prévenir les conflits entre opérateurs économiques du secteur forestier avec l’exploitation des ressources naturelles, aujourd’hui, dans la Ngounié, sud Gabon, les populations dénoncent l’occupation des terres , disons de l’espace vital, la cartographie participative est salutaire.

L’Ong Muyissi Environnement dont le siège est à Mouila, première ville de la province, sillonne dans les villages pour éveiller les consciences avec comme objectif d’amener les villageois à défendre les droits d’usage coutumier, explique le président Ladislas Ndembet .

Avec certains partenaires, des ateliers d’information, de sensibilisation et de formation s’organisent. L’activisme des communautés riveraines aux plantations de palmiers à huile et de concessions forestières permet d’avoir un outil d’aide à la décision.

La cartographie participative apporte des informations aux populations locales sur l’identité des sites sacrés, d’anciens villages , des rivières pour ne citer que ces exemples. Flavienne Mbadinga se souvient de sa prise de position lors de l’arrivée d’Olam palme au village Ferra proche de la ville de Ndendé : je n’avais pas voulu parce qu’on savait il y avait déjà des tensions, lâche la dame. La protection de l’environnement fait appel à la vigilance de tous les maillons de la société.

Car, la cartographie participative aboutit à la délimitation commune des territoires, c’est un processus qui évite d’arriver à des conflits à raison de l’utilisation d’une partie de la forêt.

En matière d’affection des terres, de gestion des ressources naturelles, la cartographie participative aide tous les acteurs. A la sortie d’un atelier, une habitante du village Boungounga disait s’engager à contribuer à la bonne gestion de son super marché qui est la forêt. La planification et la gestion des richesses du terroir permettent à la communauté de rester en éveil.

Dans la cartographie participative, la communauté se choisit des représentants à même de protéger ses intérêts. Cependant, les facilitateurs vient d’ailleurs avec l’ambition de former après avoir des informations parce que les cartographes locaux doivent accompagner les experts en vue de réaliser la carte.

La communauté riveraine , les Ongs, les agro-industriels, les forestiers, les pouvoirs publics interviennent dans la marche vers la cartographie participative."Nous nous mettons à la disposition des gens impliqués pour ce travail, car nous sommes l’administration" souligne le préfet du département de Ndolou, Raymond Bimbounza.

La collecte des données, le traitement des informations recueillies respectent l’étape de sensibilisation lors des réunions publiques. Parce que les personnes engagées doivent aller sur le terrain, la santé est un critère important. Il est question pour les communautés de dessiner leurs propres cartes reflétant la réalité.

DKT

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