Ndendé/Les cultivateurs en mouvement
Tous les agriculteurs songent à renouveler les espaces cultivables. Nombreux sont en phase d’identification des sites destinés pour les nouvelles plantations.
(Gabonews) : C’est la période est jugée propice pour les travaux champêtres. Le renouvellement d’une plantation nécessite toute une préparation. Corine et ses enfants se lèvent tôt le matin pour d’embarquer dans un taxi brousse au village Ichinga à près de 15 km de Ndendé sur l’axe Lébamba. "Nous sommes venus choisir la place pour un nouveau champ" explique la dame.
Pendant ce temps, certaines familles ont débuté le défrichage. Avant de voyager pour les vacances scolaires, on vient aider maman, raconte Sem. En revanche, d’autres femmes cultivatrices ont recours à la force des jeunes qu’elles paient 5000f la journée. Il faut assurer le transport et la restauration.
Amélie estime les dépenses à environ 50000f, c’est pourquoi il est judicieux de trouver des hommes aux bras valides. Ils doivent boucler le travail en un temps réduit. "On est au 3eme jour de travail, on a 5 jours ici" précise Claver M.
Au-delà du conflit homme faune, les agriculteurs tentent d’affronter la réalité du phénomène de destruction des cultures par les animaux sauvages dont l’éléphant est le plus indexé.
Le plus souvent, il est question de faire des champs poli-cultures, c’est-à-dire dans une même plantation, on trouve de la banane, du tubercule, de la canne à sucre par exemple. Le service de l’agriculture localement fournir des conseils pratiques, la sensibilisation prend du temps, certes, mais l’espoir d’un changement de pratique s’opère progressivement. La saison sèche marque le moment idéal pour les plantations. Aujourd’hui, l’argent a pris le dessus sur la solidarité.
DKT






