Ndendé Doussala/L’espoir dans l’esprit
La cellule d’exécution du Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon"PASIG1" est en mouvement dans le département de la Dola pour se préparer à lancer les travaux de la route Ndendé/Doussala. Un projet rêvé par les populations locales
(Gabonews) : Les usagers de l’axe routier Ndendé/Doussala, long de 48km. C’est une route qui relie le Gabon et le Congo (Brazzaville). Le 11 décembre 2021, les mouvements d’une délégation conjointe BAD/Gabon via le ministère des travaux publics, de l’équipement et des infrastructures ont nourri les communautés rurales.
Cette descente sur le terrain a permis de vérifier la situation réelle jusqu’au pont sur la Ngongo à 2km du village Doussala. "Le processus de lancement prend du retard. Depuis , 20 mois, les populations attendent voir cette route" reconnaît l’adjoint au chef du projet,Thierry Nguema Ondo. Avec la construction de cet axe routier, Ndendé sera en ébullition. Car, l’emploi tiendra compte de la main d’oeuvre locale. "J’espère trouver un petit travail chez les gens-là" projette Morgane.
Les concertations avec l’administration locale vont se multiplier. A la mairie de Ndendé, le préfet de la Dola, Alphonse Ndemé a présidé une réunion le 13 décembre 2021. Les échanges avec les experts envoyés pour préparer le terrain avant le démarrage courant 2022, ont grosso modo porté la tournée imminente de réactualiser des informations auprès des populations, les probables consultations auprès du public. Les sites retenus pour les études socio économiques, les lieux devant abriter les infrastructures.
Le pont sur la Ngongo intéresse les bailleurs à plus d’un titre surtout avant l’effectivité des travaux de la route. Certaines administrations commencent à construire leurs bâtiments à Doussala, au poste de contrôle inter-frontalier.
Les communautés installées sur le corridor, estiment que l’espoir renaît dans les esprits du développement. Selon, le chef du village Moukoro 2, Nzamba Maliali, le transport coûte cher, 3000f pour 30km au vu de la dégradation du tronçon. Safro est l’un des transporteurs qui affrontent au quotidien la route impossible de Doussala, il avoue qu’il a rendez-vous avec les garagistes tout le temps.
Le projet de la route va intégrer l’apport de la population qui est la bénéficiaire de l’infrastructure. Cela fait appel plusieurs experts, l’environnement n’est pas en marge de ce genre de travaux. Il faut sensibiliser, informer durant le 1er semestre du lancement prévu d’ici mars 2022. "La communication fait partie des préalables. Le développement participatif met en évidence les communautés, c’est pourquoi lors des consultations, les populations sont en priorité" indique l’environnementaliste, Emerentienne Ndombi de la cellule d’exécution du PASIG1 (Projet d’appui au secteur des infrastructures au Gabon phase 1).
La Dola attend cette route transafricaine. La Banque africaine de développement (BAD) dégagerait une enveloppe de 90 milliards de francs CFA afin d’aider le Gabon à offrir un tronçon enviable.
DKT






