Les Africains choqués par les propos de Stella Kamnga
Les propos tenus par Stella Kamnga au cours de l’émission les grandes gueules diffusée sur une chaîne française n’ont pas été digérés par plusieurs Africains. Selon cette chroniqueuse, la diaspora africaine devrait arrêter d’envoyer de l’argent dans les pays d’où ils viennent. Pour la simple raison que cet argent contribue parfois à la moitié ou à plus de la moitié du PIB des pays en question.
L’émission débat les grandes gueules, diffusée sur RMC traitait, au courant de la semaine de l’immigration et avait pour question principale, bloquer les envois d’argent à l’étranger, bonne idée ? La réponse de l’étudiante camerounaise résidente de l’hexagone, invitée sur le plateau était sans appel. Pour elle, les transferts d’argent vers l’Afrique rendent paresseux ceux qui les réceptionnent. « Cela favorise, je suis désolée de le dire, de la paresse, des familles qui ne veulent pas bosser ». Souligne-t-elle
« Avant même qu’on ne parle de sanctions contre l’immigration ou quoi que ce soit, je suis pour le fait qu’il faut limiter les transferts de fonds partant d’ici (ndlr : la France) pour l’Afrique. Cela a toujours été ma vision des choses parce que j’ai vu les conséquences de recevoir de l’argent et des personnes qui ne veulent pratiquement rien foutre de leur vie. »
Ces mots n’ont pas eu un écho favorable auprès de la communauté du continent noire. D’aucuns ne comprennent pas la prise de position de cette africaine qui se définit comme amoureuse de la France et dénigre son peuple. Malgré les critiques des internautes sur cette idée sans base logique, Stella Kamnga campe sur sa position. Elle s’insurge contre la main tendue de ceux restés aux pays vers ceux qui sont en occident.
C’est le candidat à la présidentielle de la France, Arnaud Montebourg qui a proposé de bloquer les transferts d’argent vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissants expulsés. De cette façon, il pense que la France pourra limiter les fuites de capitaux et faire appliquer les obligations de quitter le territoire français. Dans le cas contraire, ces transactions financières permettraient à la longue, d’enrichir les autres nations. Pour certains pays africains, ces transferts peuvent représenter jusqu’à 30 % de leur richesse nationale.
LK






