LEBAMBA : "Mukoghe Bivonde" pour la Louétsi-Wano

2 septembre 20200
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L’Association des Notables de la Louétsi-Wano( Mukoghe Bivonde) compte près d’une centaine de membres. Elle est créée le 19 décembre 2019 à Lébamba. Elle a été créée pour contribuer, promouvoir la paix, la cohésion sociale et le développement local.

L’Association des Notables de la Louétsi-Wano est composée d’anciens fonctionnaires qui ont servi dans la plupart des administrations de la République gabonaise. Les membres de ladite association disent avoir une expérience avérée dans la vie quotidienne. Ils disent pouvoir, entre autre, apporter leur expertise dans tous les secteurs d’activité pour aider les nouvelles générations. « Nous nous sommes mis ensemble pour chercher à résoudre certains problèmes qui nous seront exposés si possible. Si les jeunes viennent vers nous pour solliciter notre apport, nous serons libres et disposés de leur livrer le contenu de notre savoir-faire  », rassure Fidèle Mounanga, président de cette association.

« Nous avons constaté qu’hier, il avait un corps de garde. Et dans ces corps de garde, on y trouvait des vieux, ceux-là qui avaient l’expérience de la vie. Ceux-là qui connaissaient tout le monde, qui savaient à peu près les problèmes inhérents dans chaque village. C’est à eux que l’on se référait pour y trouver des solutions aux problèmes. Il y a un petit vide au sein de notre département  » fait savoir le Vice-Président de l’Association Théophile Bomba pour le déplorer.

L’association, nous dit le Secrétaire général, Vénérable Apollinaire Matsemba, est ouverte à toutes les personnes âgées de plus de 55 ans du département de la Louétsi-Wano d’abord. Elle est aussi ouverte pour les apports extérieurs afin d’apprendre des expériences des coins et des recoins du Gabon. Parlant du champ d’intervention de ladite association, Bernard Legoyi nous renseigne qu’elle est apolitique. « Nous sommes apolitiques. Nous pouvons intervenir lorsque la paix sociale est menacée. Nous nous refusons d’être complices de la destruction de nos enfants, de la paix sociale de notre département. Nous avons un rôle consultatif  » poursuivra-t-il.
Pour ce regroupement des sages, la jeunesse est sacrée. Ils affirment qu’elle a de l’avenir. « Il faut juste savoir les canaliser, les orienter  ».

S’agissant du Lycée agricole

Le Lycée agricole de Lebamba se meurt. Envahi des hautes herbes, il est devenu la résidence de tout ce que l’on peut imaginer. C’est la déception pour les populations du département de la Louétsi-Wano, partant de la province et surtout pour de nombreux gabonais qui y croyaient. « Nous sommes dans une région à vocation agricole. L’annonce de la construction de cet établissement agricole avait été applaudie par toutes les populations du département. Nous commençons à désespérer au vu de l’état dans lequel se trouve ce lycée qui tend à être un éléphant blanc  » déplore Fidèle Mounanga, cet instituteur de formation qui, lui aussi, a choisi de faire de l’agriculture.

L’agriculture est porteur d’avenir. « La jeunesse est entrain de se perdre. Difficile pour elle d’apprendre les métiers de la terre. Nous avions appris auprès de nos pères et grands parents sans calcul. Nous avions aussi, à cette époque, eu besoin des bénédictions. Il faut mettre en place un véritable programme pour occuper des jeunes à être utiles pour la société. Notre département et surtout notre pays en a besoin  » souligne un des sages. L’ouverture de cette école pourra juguler les jeunes désœuvrés. Il faut créer des secteurs qui participent à occuper les jeunes, ajoute-t-il.

Le bureau a profité de cette occasion pour appeler le gouvernement, via les ministères de l’Éducation nationale et celui de l’Agriculture et de l’Elevage, afin que quelque chose soit faite pour sauver cet investissement qui va bénéficier aux jeunes. Les élèves qui seront formés dans ce lycée participeront à faire du Gabon, un pays où l’autosuffisance alimentaire aura droit d’être cité.

MTM

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