LBV/GABON : Du bruit des casseroles à trépas !

19 février 20210
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Depuis le mercredi 17 février, la population du Grand Libreville s’insurge contre le couvre-feu de 18h, rentré en vigueur le samedi 13 février 2021. Ce deuxième soir de revendication pacifique intitulé « concert casserole » a tourné au drame. Des morts et des blessés ont été enregistrés. Des pertes en vie humaine de plus. La bavure des hommes en arme a t-elle encore fait parler d’elle ?

Pour montrer leur mécontentement face aux dernières mesures gouvernementales, la population a décidé de manifester de façon singulière. Désormais, tous les soirs jusqu’à nouvel ordre, dès 20h tout le monde est invité à se prêter au jeu et se munir d’une casserole, d’une louche… pour faire du bruit pendant au moins 5minutes.

Seulement, durant cette seconde édition, il y’a eu des débordements. A la base, le mouvement était censé être pacifique, mais certains individus sont allés dans la rue avec leur casserole, d’autres ont mis le feu sur la voie publique. Un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants s’en est suivi. On déplore des morts et des blessés, notamment Emmane M’vono Djinky étudiant au département de géographie à l’université Omar Bongo, mort par balle, selon les témoignages .

L’invitation à ce mouvement de riposte a été faite sur le réseau social Facebook et a été partagé plusieurs fois par les internautes. Bien qu’il ait débuté de façon timide, ce jeudi soir, la masse populaire s’est joint au mouvement. Dans toutes les communes de la capitale. On pouvait entendre des bruits en guise de contestations. Les habitants de l’intérieur du pays (Port-Gentil, Moanda…) ont aussi pris part à cette revendication nationale. « Cette manifestation hors pair n’a pas pour objectif de troubler qui que ce soit, mais c’est juste pour dire aux dirigeants que ce couvre-feu de 18h pèse sur nous » révèle un manifestant qui tape sur son tonneau ».

Pour l’heure, le gouvernement campe sur sa position et ne compte pas céder de sitôt. Aucune communication n’a été faite jusqu’à présent. Si l’urgence sanitaire mondiale oblige certaines restrictions, la crise sanitaire a vite conduit à la crise économique chez certains compatriotes. Ce qui justifierait leur ras-le-bol. « Cette histoire a pris une autre tournure, nous demandons à tous les citoyens de manifester devant leur maison et de ne surtout pas aller dans la rue, nous ne devons pas détruire le bien d’autrui, pour ne pas avoir tort demain » pouvait-on lire sur le mur d’un internaute. L’indignation des populations gabonaises persiste et signe.

Lima K/MT.

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