L’infidélité à la gabonaise se porte bien
Que celui qui n’a jamais été infidèle à sa compagne ou son compagnon, lève le doigt !
D’après vous, seront-ils nombreux ? Je doute fort car l’infidélité est, chez nous, un sport national et y vaquent hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession !
Bon, après tout, tout le monde est libre d’enivrer son âme, de consumer son cœur et d’enflammer son corps comme bon lui semble. Mais, il est quand même bon de rappeler que dans notre beau pays, l’adultère est un acte passible de peines juridiques ! Eh oui, mais seulement si le couple est uni dans un cadre légal !
Doit-on en rire ou en pleurer, c’est selon les mœurs de chacun ! Toutefois, voilà bien une situation hurluberluesque pour une société si dévote. Une chose m’aurait-elle échappée ? Être assidu aux heures et jours de prières et s’acquitter des deniers du culte feraient-ils pardonner crimes et péchés ?
Certainement, car la fourberie se vit à découvert et conquiert ses lettres de noblesse : amants et maîtresses sont brandis comme des trophées !
Alors, l’adultère est-il un délit pénal ? Oui, en tout cas, selon la loi. Mais sa pratique est entièrement libre et parfaitement tolérée… comme tous les autres méfaits dont s’adonne une grande partie de la population et qui, malgré des preuves, jouit de l’impunité.
Chez moi, « l’adultère n’est plus pénalisé » dans la dernière révision du code pénal.
Pour l’heure et pour diverses raisons, c’est l’infidélité qui est en mode !
Pierre Parfait Mbadikumbe
Journaliste/Rédacteur/Consultant communication






