GABON/ : Un établissement maternel détruit sans remords à Libreville

4 janvier 20210
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Le mercredi 30 décembre 2020, la bâtisse du centre préscolaire municipal de Lalala a été détruite par un bulldozer sous le regard d’un huissier de justice. Il semblerait qu’un sujet libanais détenteur de documents justificatifs serait le nouveau propriétaire du terrain.

C’est un vrai coup de théâtre, alors que les enfants ont repris le chemin des classes, il ya seulement moins de deux mois, ils devront à nouveau rester chez eux, pas à cause du coronavirus, mais cette fois, en raison de la destruction de leur établissement. "Rien ne nous étonne dans ce pays. Il est à la merci de n’importe qui fait du n’importe quoi au vue et au su de nos soit-disant gouvernants" déplore une mère qui ne cache pas sa colère. Et de se demander où iront apprendre ces petits enfants ?

Une situation qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et dont plusieurs en ont fait les frais. Notamment, Chadi Moukarim ,Maire du 5è arrondissement qui, de bonne foi, s’opposait à cette décision, s’est fait corriger en dépit de son titre, par les agents de forces de l’ordre, « chargés de protéger » le bien du nouveau propriétaire de cette parcelle.

Les enseignants de cette école perdent de facto leur emploi alors que la situation économique du pays est toujours sous perfusion. Et un vrai casse-tête pour les parents d’élèves qui devront penser à remettre leurs enfants à bas âge à l’école alors que l’année scolaire a déjà commencé." C’est à croire que nos autorités ont un incroyable talent, celui de détruire au lieu de construire",ironise un parent en colère.

La question de l’éducation est toujours prise à la légère, le manque accru d’établissement au Gabon n’a pas freiné les décideurs à céder cette terre qui sert de lieu d’apprentissage depuis 1975. Un terrain de l’Etat devenu propriété d’un ressortissant étranger à quelle fin ? La question reste poser par de nombreux compatriotes. A cette allure...

LK/MT.

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