Dépénalisation de l’homosexualité : La communauté LBGT n’est pas prête à s’assumer
À l’heure où nous parlons de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, les concernés qui seraient " privés de liberté de jouissance " devraient en principe pousser de la voix pour signifier leur bonheur. À la place d’un sentiment de gaieté explosif des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres (LGBT) on remarque plutôt un silence qui donne l’impression d’un non-événement.
Depuis que la dépénalisation de l’homosexualité défraie la chronique, la communauté LGBT a la bouche bien fermée. Sa voix peine à sortir de la gorge comme un flow qui s’étouffe dans une bavette en temps de Coronavirus. On compte sur le bout des doigts les homosexuels qui ont " félicité " les parlementaires qui défendent leur cause. L’un des rares homosexuels que nous avons lu et entendu parler du sujet avec joie est le célèbre Chun-Li qui s’est exprimé en des termes qui ne feront pas sa gloire auprès des hétérosexuels.
Les lignes écrites par ce dernier ont remonté les internautes au vu des commentaires. À part ce jeune homme et quelques deux ou trois autres LGBT qui ne cachent pas leur orientation sexuelle depuis des années, aucun autre ne s’est exprimé sur le sujet à visage découvert. Cette situation nous pousse à nous demander si le projet est pensé pour des êtres invisibles. Le silence latent des LGBT nous emmène à paraphraser un quinquagénaire originaire du quartier venez-voir à Libreville : « Je n’ai pas encore vu un homosexuel Gabonais qui agite le drapeau arc-en-ciel depuis que nous parlons de cette histoire ».
D.M.






