Covid-19/GABON : Le secteur informel fortement paralysé
La pandémie du coronavirus a cristallisé l’économie. Le secteur des activités informelles est parmi l’un des plus touché à cause de la cessation d’activités liée au confinement total et partiel imposé par les autorités gabonaises.
Les plaintes sont légions pour les acteurs des activités informelles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts en ce temps de crise sanitaire. D’autant plus qu’ils n’ont pas reçu des mesures d’accompagnements du gouvernement. Un secteur qui emploie beaucoup a dû , par la force des choses, soustraire ses activités, les cafeterias, bars, restaurants, vendeurs ambulants.... Tous sont mis à l’arrêt. Si certains arrivent à quand même assurer le minimum de leur services, les ventes ne sont plus autant rentables.
Du coté par exemple de Mont-Bouet où les commerçants essaient tout de même d’écouler la friperie à bas prix, les clients sont rares et ceux qui s’approchent sont sceptiques vu que les ballots de vêtements viennent des pays touchés par le coronavirus. Les restaurateurs qui vendent des plats emportés, n’ont plus la même demande qu’avant, tandis que les cafeterias sont fermées même constat pour beaucoup de magasins dans les grands marchés de la capitale.
« Le marché devient difficile. On nous prive de notre gagne-pain sans soutien du gouvernement. C’est vrai qu’il s’agit d’un problème d’ordre sanitaire, mais ça fait plus de deux mois déjà et c’est assez difficile quand on sait qu’on a de la famille à nourrir » nous révèle Hamed gérant d’une cafétéria dans un quartier de Libreville.
Le coronavirus a chamboulé le mode de vie de tous à travers le monde, beaucoup subissent les inconvénients liés à ce virus qui gagne du terrain sur le territoire national.
Lima KASSA/MTM






