Congo-Brazzaville : Jeunesse et parlementaires au cœur de l’atelier de formation sous – régional sur le droit à l’alimentation et l’agriculture sensible à la nutrition

25 avril 20250
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La capitale congolaise a été le théâtre d’un important rendez-vous sous-régional réunissant les forces vives des systèmes agroalimentaires d’Afrique centrale. Du 23 au 25 avril 2025, s’est tenu l’Atelier Sous-Régional de Formation sur le Droit à l’Alimentation et l’Agriculture Sensible à la Nutrition, co-organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Parlement de la République du Congo.

Cette rencontre de haut niveau a mobilisé une diversité d’acteurs : des parlementaires de la sous-région Afrique centrale, des fonctionnaires des ministères de l’Agriculture et de la Santé, des représentants des partenaires techniques et financiers, ainsi que des experts de la FAO venus de Rome et du Bureau Sous-Régional de l’organisation. Étaient également présents des représentants des Parlements des Jeunes, des Conseils Nationaux de Jeunesse, ainsi que plusieurs associations et organisations de jeunesse.

À cette occasion, Emmanuel Ombana, formateur et acteur reconnu de la jeunesse africaine, a délivré une communication forte et engagée sur le thème :
« Le rôle de la jeunesse dans les systèmes agroalimentaires et les Alliances Parlementaires pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle ».

Dans son plaidoyer, il a rappelé que les jeunes représentent plus de 60 % de la population africaine, et que d’ici 2050 l’Afrique comptera plus de 830 millions de jeunes, dont plus 150 millions en Afrique centrale (sources : ONU, UA, FAO). Pourtant, 60 % des chômeurs en Afrique sont également des jeunes. Un paradoxe préoccupant, alors que les secteurs agricoles, agroalimentaires, agro-sylvo-pastoraux et halieutiques offrent un immense potentiel de création d’emplois durables : plus de 20 millions de postes pourraient être créés d’ici 2030 en Afrique centrale, selon les estimations conjuguées de la FAO, la BAD et l’IFAD.

Emmanuel Ombana a souligné que la jeunesse est un moteur d’innovation, passionnée par les technologies (AgriTech, drones, e-commerce, intelligence artificielle agricole, etc.), engagée dans les coopératives agricoles, et capable de valoriser les filières locales tout en renforçant la sécurité alimentaire.

Il a insisté sur l’importance d’associer concrètement les jeunes aux politiques publiques et aux dynamiques parlementaires, via les Parlements des Jeunes, les Conseils Nationaux de Jeunesse, les coopératives, et les organisations de la société civile, en synergie avec les Alliances Parlementaires pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle.

« L’implication de jeunes n’est plus une option, mais une nécessité stratégique pour garantir une sécurité alimentaire durable, inclusive et souveraine en Afrique centrale », a-t-il affirmé devant un auditoire attentif.

Parmi les interventions marquantes, la Vénérable Berthe Boubou Bokoko Epse Pecke et l’Honorable Gilbert Alexandre Awassi se sont particulièrement distingués par la profondeur de leurs contributions et leur engagement en faveur de l’inclusion des jeunes dans les politiques alimentaires et nutritionnelles.

Pour eux, cet atelier constitue une étape décisive dans le renforcement du dialogue intergénérationnel et multisectoriel pour faire des jeunes de la Sous-Région Afrique centrale et du Gabon en particulier, des acteurs à part entière de la transformation des systèmes agroalimentaires.

MTM/OOE

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