AVORTEMENTS : « Ça m’a pris une heure pour mourir »

15 février 20210
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Chaque année, environ une grossesse sur cinq est interrompue volontairement. Pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans, 35 avortements auraient été pratiqués de 2010 à 2014. Beaucoup d’avortements sont réalisés clandestinement. C’est face à ce phénomène toujours d’actualité que le jeune burkinabé dénommé « Sanou De l’Or » a partagé « un message illustratif important d’un bébé mort au cours d’un avortement ».

«  Chère Maman,

J’ai décidé de te parler, te faire savoir mes sentiments.
Je veux savoir pourquoi tu as fait cela.

Mon histoire est courte.

Je suis resté en toi pendant seulement trois mois. J’étais très confortable et au chaud. Je me sentais vraiment protégé.

Je sais que tu es une personne spéciale parce que j’ai mangé la nourriture que tu mangeais. J’ai désiré le jour où je verrai ton visage. Neuf mois, c’était un long moment à attendre mais j’étais déterminé à attendre. Je devais être patient.

Un jour, je t’ai entendu converser avec un homme me concernant et à un moment vous vous êtes disputés. L’homme t’a alors offert de l’argent pour te débarrasser de moi. J’étais content et pressé car cela voulait dire pour moi, que je te verrai bientôt, la seule personne que je connaissais dans ce monde.

Mais j’avais tort.

J’avais presque oublié le sujet, jusqu’à ce que je sente quelque chose de tranchant percer ma petite oreille. Je me suis crispée, j’ai eu mal et t’ai demandé de me protéger. Quelques secondes après, l’objet est revenu plus violent qu’avant. Mon petit corps a été déchiré, à commencer par les oreilles, puis les bras et les pieds.

C’était une expérience agonisante. Ma tête a alors été coupée et je suis mort. Ça m’a pris une heure pour mourir. Une heure pour assassiner un innocent être humain.

Je me souviens très bien de l’incident, et je n’arrête pas de me demander ce que j’ai fait pour mériter une mort aussi cruelle.

Pourquoi moi ?
Pourquoi m’as tu fait cela ?
 »

C’est par ces deux questions que l’auteur de ce message « tire sa révérence ». Un message profond, plein de sens et sans frontière, qui devrait interpeler grandement la gente féminine sur le phénomène des avortements.

INOE

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