TACTICIEN DÉROUTANT : L’HOMME DE BIFOLOSSI (BITAM) par Petit-Lambert Ovono
Le retour de René Ndemezo’o Obiang au sein du Parti démocratique gabonais(PDG) fait couler beaucoup d’encre et de salive. Petit-Lambert Ovono, Évaluateur certifié des politiques publiques dit de l’homme fort de Bitam, qu’il maîtrise parfaitement le jeu politique gabonais.
Il est vraiment imparable René Ndemezo’o Obiang. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, chaque fois qu’il annonce une sortie devant la presse, ça fait mouche.
D’ailleurs, plus on le déteste, plus il marque les buts, et sans le nier, mieux on se rend compte qu’il maîtrise parfaitement le jeu politique gabonais.
Qu’il ait été en mission politique commandée dans l’opposition pour la détruire de l’intérieur, comme l’accusent les uns, ou qu’il sache se sacrifier, utilisant la même vieille stratégie depuis 40 ans, comme le ronronnent les autres, une chose est sûre, à chaque sortie de Ndemezo’o, la scène politique gabonaise vibre.
Il fallait vraiment penser à l’unité des fils spirituels d’Omar Bongo pour faire bouger les lignes. Il fallait le provoquer en lui confiant les dossier des partisans de " la paix des braves" pour le voir damer le pion cette fois à ses 40 ou 60 alliés du Conseil National de la Démocratie (CND).
La force réelle de René demeure dans sa capacité à élaborer plusieurs scénarios avant d’en choisir la meilleure. Ne l’avez-vous pas remarqué, tous les deux, il signe une nouvelle page politique du Gabon.
Après sa mise en retrait spectaculaire du PDG, il crée 2ans plus tard Démocratie Nouvelle (DN), puis rejoint Ping en 2016 pour l’élection présidentielle. Il participe ensuite comme coprésident en 2018 au dialogue politique d’Angondje et devient président du conseil économique social et environnemental du Gabon.
Il n’obtient pas des postes de sénateurs pour son parti en 2020, mais finit par négocier et obtenir son retour avec armes et bagages au PDG. Qui peut croire qu’il n’aura rien en retour ? D’ici 2023, il fera la récolte, et ses ennemis n’auront qu’un mot à la bouche : le traiter de traître.
En attendant, l’Essadone poursuit sa route. À noter, pour les moralisateurs, que RNO est la 2ème personnalité, après Mayila, de nouveau dans l’opposition, à regagner le PDG après l’avoir quitté.
Le débat est donc ouvert.
PETIT-LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES, PRÉSIDENT DE SOGEVAL






