"Ode à la décentralisation, au social-Libéralisme, au panafricanisme modéré "Junior Elvis Nkoghe Ntoutoume
Il n’était pas rare qu’au lycée, ou en famille et même des très proches me surnommaient « monsieur le Ministre », j’ai encore le souvenir de cet ami, fils de député qui aimait me comparer à son père qui, selon lui, me ressemblait à cause de notre capacité commune à considérer les gens « comme des électeurs », j’en rigole encore !
Je n’introduis pas ainsi pour dire que j’ai franchis le rubicon, qu’ils ont tous raison, et qu’enfin je suis prêt à me jeter dans ce marigot plein de crocodiles qui se bouffent déjà très bien sans moi : non ! Je crois que la politique, activité noble par essence, n’a pas besoin d’une personne qui aurait comme seul aiguillon, les nombreuses déclarations ou encouragements des proches.
Mais, chemin faisant, si demain, par un hasard je me retrouvais en politique comme on continue de me le recommander, c’est-à-dire, si l’occasion m’était donné de prendre la parole pour défendre une vision de la société j’ai la FERME conviction que le modèle de société dont notre Gabon a besoin est un modèle d’Etat décentralisé, Social-libéral prônant la Solidarité africaine !
Oui ! L’avenir du Gabon, du moins sur le plan politique, repose sur un transfert important de compétences de l’Etat vers les Collectivités locales, qui nous conduira de ce fait, vers un Etat de type régional avec des provinces transformées en Régions dynamiques, pragmatiques et prospères qui disposeront des compétences comme la Politique de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, de la Culture, un pan de la politique sécuritaire intérieure, de l’Economie et de l’Emploi.
Je peux déjà apercevoir des personnes qui me diront autant, créer un Etat Fédéral, mais je ne pense pas que ce dont notre pays à besoin soit d’un modèle avec des législations différentes par provinces ou encore des petits Etats qui disposeront d’un parlement Local, d’une justice et d’un fonctionnement indépendant non , mais d’une véritable dose de décentralisation de type hybride avec un Etat central qui demeure fort avec des pouvoirs importants dans des domaines qui lui seront exclusivement réservés et disposant toujours dans lesdites Collectivités des fonctionnaires nommés pour le représenter et veiller à l’application de la vision globale impulsée par l’Autorité Centrale, c’est-à-dire, le Chef de l’Etat.
Concrètement, nous devons ériger des conseils ruraux, des conseils municipaux, des conseils d’arrondissements et supprimer simplement l’échelon départemental (Conseil départemental) qui est un doublon des conseils municipaux actuels et qui n’a pas encore fait ses preuves en terme de développement. La création extension des nouvelles communes dans certaines provinces.
Ex : La commune de Nzeng-Ayong regroupera l’ensemble des zones que nous connaissons de ce « quartier » de Libreville c’est-à-dire la zone du feu rouge, du Carrefour GP, nouvelle cité, dragages, fin goudron et ce que l’on peut imaginer de la future commune qui disposera des mêmes compétences que les communes d’Akanda et d’Owendo. Nous ferons de même dans beaucoup de grands Quartiers de Libreville comme les Charbonnages et les PK.
Par ailleurs, une élection régionale de liste pour désigner les « exécutifs » des provinces transformées en régions se déroulera. Lesdits « exécutifs » locaux, disposeront des compétences que l’Etat transférera afin qu’ils deviennent des vrais moteurs du développement local, nous assisterons donc à l’érection d’un exécutif local chargé de gérer les questions provinciales /régionales.
Ainsi, de la Province de l’Estuaire à celle du Woleu-Ntem , nous oserons un Conseil régional élu aux suffrages universels directs pour un scrutin de liste comprenant le Président, des Vice-présidents qui s’occuperont des questions d’emploi, de culture, de Santé, de Jeunesse, d’économie pour désengorger l’Etat qui jusqu’à lors, semble être défaillant en matière d’impulsion de développement sur le plan local : seules les personnes qui maitrisent la réalité locale peuvent développer l’intérieur du Pays : Je vous en prie DECENTRALISONS ce pays !!!
Le Social-Libéralisme : Oui à l’avènement du Social Libéralisme au Gabon !!!
Le social libéralisme est cette doctrine politique et économique qui se présente comme un dosage entre le socialisme et le libéralisme, on me dira peut-être pourquoi souhaites-tu réunir des notions opposées dans une mixture qui risque d’être indigeste à la longue ? Je répondrai à cette remarque que dire du socialisme qu’il ne peut s’accommoder du Libéralisme, c’est mal connaitre la finalité de l’Etat qui est par essence, de redistribuer les richesses mais également de créer un environnement économique propice pour l’investissement, la création des richesses et l’entreprenariat. Je demande d’ailleurs à ces amis moqueurs qui m’ont souvent étiqueté « socialistes » comment serait-t-il possible de redistribuer des richesses sans les créer ?
Vous me direz sans doute, la manne pétrolière et les richesses du sous-sol gabonais, je vous répondrai par cette affiche sur le fronton du ministère Gabonais du Pétrole « les richesses naturelles s’épuisent, l’innovation est éternelle » sic (je ne suis pas totalement sûr de la citation).
Alors oui !!! Pour inciter ! Assainir, libéraliser notre environnement économique et le rendre par la loi plus flexible et attractif pour ceux qui osent créer tout en donnant la possibilité à ceux qui apportent le travail de bénéficier d’une sécurité sur le plan social mais aussi en redistribuant le fruit de la contribution des investisseurs par des mesures sociales pour les défavorisés et oubliés du système qui peut souvent se montrer très injuste.
Le Panafricanisme modéré
Je crois à la solidarité Africaine, je crois FONDAMENTALEMENT que nous avons besoin d’une solidarité qui se manifeste par le fait de parler d’une seule voix face au reste du monde, de mutualiser nos efforts de lutte contre les fléaux qui minent notre Afrique en considérant notre interlocuteur non pas comme le problème du « mauvais sort africain » mais comme des futurs partenaires d’échanges égalitaires. Pour cela, je crois au Leadership Africain incarné dans une union Africaine qui parle d’une seule voix au Conseil de Sécurité de l’Onu et dans les Instances de décisions sur le plan mondial.
Je crois surtout à un rôle moteur du Gabon dans ce sens. Moi qui me considère comme en désaccord avec l’actuel régime de Libreville. Je me surprends souvent à une nostalgie du temps de l’ancien Président du Gabon qui était respecté à cause de son leadership africain, oui !!! Sur ce plan, Omar BONGO est le modèle sur lequel nous nous référons car ce dernier a réussi de par le dynamisme de sa diplomatie à faire en sorte que le Gabon soit identifiable sur une carte. Il est donc la référence mais pas pour faire comme simplement : mais d’aller au-delà.
Nous ne pouvons pas, en tant que pays qui a reçu un riche héritage, sans doute le meilleur que nous avons reçu d’Omar Bongo, être absent de ce leadership aujourd’hui incarné par le Sénégal uniquement dans la zone francophone. Nous devons affirmer HAUT ET FORT notre fierté d’appartenance du Gabon, à cette merveilleuse et riche terre qu’est l’AFRIQUE.
Je dis donc oui, au panafricanisme libéré de la vision antagoniste des prêcheurs de haine anti-occident, oui au panafricanisme ouvert et généreux, oui au panafricanisme qui se regarde avec fierté lorsqu’il a réalisé ses missions d’UNITE de SOLIDARITE et de DEVELOPPEMENT dans une vision Sociale et Libérale !
J’intitule donc ce plaidoyer, ode à l’avènement de la décentralisation au social-libéralisme et au Panafricanisme pragmatique au Gabon et en Afrique !!!
Junior Elvis Nkoghe Ntoutoume,
Etudiant en Sciences de Gestion et Droit des Affaires Internationales au Sénégal






