LE PROVIDENTIEL VARIANT BRITISH (Le billet sarcastique de Serge Abslow)
S’il n’avait pas existé, vous l’auriez de toute façon inventé pour justifier votre politique de la terreur. On vous attendait là et vous y voilà ! Oui, le variant britanique est parait-il dans nos murs. Parole du CIRMF, qui choisit bien à propos, de sortir enfin de sa léthargie. Lol !
11 mois d’un silence inexplicable et honteux du plus grand centre de recherche en Afrique noire et dont on se gargarisait à tort avant de le confronter à l’épreuve des faits. Et voilà que le providentiel "variant british" vient, comme par hasard, le sortir de son hybernation scientifique.
Dieu bénisse le variant british !
Même si le CIRMF n’est pas mon propos, comme il n’y a jamais 1 sans 2, il y a fort à parier qu’il va bientôt séquencer aussi le variant sudafricain et pourquoi pas brésilien. Mais mon souci est ailleurs. Par quelle porte du Gabon ce variant british que l’Afrique noire nous envie déjà pour en avoir la primeur, est-il donc arrivé chez nous ?
Mais par l’aéroport, pardi ! Bien évidemment qu’il ne peut-être venu que par là ! Les autres frontières, terrestres et maritimes, ne sont-elles pas fermées ? Seule la frontière aérienne demeure une porte béante depuis 11 mois sur le Gabon. Elle assure donc l’importation massive de ce coronavirus qui nous vaut tant de privations aujourd’hui.
Qu’on ne s’y trompe pas, ce virus nous est rapporté par tous ces voyageurs non essentiels au 1er rang desquels ces expatriés français qui continuent d’aller et venir par boeings quotidiens entiers pleins à craquer, entre la France et le Gabon, au gré de leurs humeurs, comme si de rien n’était.
Aux bons soins du fleuron industriel français, Air France, qui, après avoir frôlé la banqueroute à la 1ère vague, n’entendait pas faire la même erreur en arrêtant ses lignes les plus rentables, dont le Gabon. Peu importe si ça dispatche le virus en Afrique et dans le reste du monde.
D’ailleurs, pourquoi Air France se serait-elle privée de la destination Gabon, si le gouvernement gabonais lui-même n’en voyait point la nécessité, préférant tourmenter à la place, par des mesures déconnectées de la réalité, son propre peuple.
Le risque était trop grand de se fâcher avec Air France, aiguillon de la France conquérante, de la bonne vieille Françafrique, pourvoyeuse des moyens humains, matériels, financiers et exploitante de toutes nos ressources qui maintiennent encore à flot, dans un contrat léonin, le vieux rafiot gabonais.
Et maintenant, Messieurs du Gouvernement, que le variant british, 7 fois plus contagieux, m’a-t-on dit, s’est invité chez nous via Air France ituti quanti, prendrez-vous enfin la seule bonne décision que vous auriez dû prendre depuis plusieurs semaines : fermer l’espace aérien gabonais ?
SARCASTIQUEMENT VÔTRE !
Serge ABSLOW






