L’usage du paracétamol : Consommation excessive et automédication

25 août 20210
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La consommation du paracétamol aujourd’hui est une habitude bien installée dans le quotidien de plusieurs gabonais. La simple douleur, la petite migraine et la fièvre sont généralement calmées par l’ingurgitation de ce sédatif.

Nous pouvons donc affirmer sans concession qu’il fait partie des produits les plus vendus dans la majorité des pharmacies de la capitale. Notons que le paracétamol ne renvoie pas seulement à ce minuscule comprimé de couleur blanche qui est vendu le plus souvent dans des plaquettes grise argentées à la modique somme de 100 Franc ou 150 Franc/CFA. Mais il est tout aussi contenu dans plusieurs autres médicaments prescrits par les médecins, lesquels apparaissent généralement sous les appellations de doliprane, Efferalgan ou encore Dafalgan. Son usage dans le rétablissement de la santé d’un individu atteint de fièvre, rhume, migraine et autres maladies est donc indispensable.

Le corollaire de cette constatation réside dans le fait qu’il n’est jamais exclu d’une ordonnance prescrite à l’endroit d’une personne qui présente des symptômes inhérents aux maladies précédemment citées. La principale raison qui fait de lui un médicament prisé vient du fait qu’il arrête rapidement la douleur, quand bien même celle-ci peut être très élevée.

L’arrêt de cette douleur est assurément un soulagement pour la personne souffrante ; mais la prise de ce sédatif peut s’avérer dangereuse si cette dernière le consomme régulièrement, au moindre surgissement de la douleur. Une surconsommation de ce médicament, entraine inévitablement des risques graves sur la santé.

Le mésusage du paracétamol peut conduire à des lésions graves du foie, qui dans la plupart des cas entraine irréversiblement à la mort.

Lorsque la consommation du paracétamol est faite dans le strict respect de la posologie recommandée, celui-ci est métabolisé et éliminé par le foie. Cependant si cette consommation est excessive le foie est dans ce cas débordé et transforme la molécule en produit toxique capable d’entrainer le décès de celui ou de celle qui en fait usage. L’agence française Une Consultation Publique, signalait déjà dans l’une de ses études que la première cause de greffe d’origine médicamenteuse en France est le surdosage du paracétamol.

L’usage de ce médicament comme tout autre, devrait donc se faire en observant strictement les recommandations d’un médecin et la posologie indiquée. Une sensibilisation autour des dangers liés à sa surconsommation doit également être mise en perspective pour informer le plus grand nombre. Car pour plusieurs gabonais la consommation régulière de ce sédatif est sans grand risque, plusieurs le conçoivent comme la solution idéale pour arrêter toutes sortes de douleurs : mal de dent, migraine, douleur musculaire et articulaire.

L’un des facteurs à l’origine de cette prise non contrôlée de paracétamol, est notamment l’automédication qui demeure également un comportement observé chez plusieurs de nos compatriotes. Si la prise de Doliprane ou d’Efferalgan peut apaiser ou traiter des affections mineures, celle-ci doit en réalité se faire avec l’avis d’un médecin et non par une décision personnelle. Dans la mesure où une automédication peut entrainer des effets indésirables voire néfastes pour la santé.

Prendre un médicament avec une assurance ferme stipule tout simplement que les aspects relatifs à sa consommation ne nous sont pas inconnus. Il n’est pas toujours évident d’arriver à établir un diagnostic exact sans passer par une séance de consultation auprès d’un médecin.

L’un des dangers que l’on court lorsqu’on se passe de l’avis d’un professionnel de santé, est d’aboutir à un diagnostic erroné. C’est évidement ce faux diagnostique qui pourrait nous conduire à la consommation d’un médicament non approprié au mal que l’on ressent, ou à un surdosage qui mettrait systématiquement notre vie en danger.

L’observation d’un comportement responsable est un impératif dans la consommation de tout médicament quel qu’il soit, celui-ci implique la consultation obligatoire du personnel de santé : médecin, pharmacien, infirmière. Ce n’est qu’en s’inscrivant dans cette perspective que l’on parviendra à obtenir des résultats probants pour notre santé.

Christopher MB

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