"Il n’y a aucun honneur et aucune dignité à soutenir l’insoutenable"
Les mesures de restriction gouvernementales continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Les Gabonais continuent de les contester . Des questions et des réponses en guise de propositions. Guy Geslyn EMANE NZE, ce jeune gabonais, soucieux fait des propositions dans son libre-propos.
Alors Gabonais, interrogez-vous : « vais-je continuer d’être une partie du problème ou serai-je une partie de la solution ? »
《NON AUX MESURES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT》 :
C’est bien, mais concrètement que proposez vous comme mesures palliatives ?
C’est en cela que devrait résider la pertinence du débat.
S’il est bien vrai que le Gouvernement gabonais semble ne pas avoir pris en compte le contexte économique difficile des populations et la crise sociale qui ne cesse de croître, il faut tout de même saluer les efforts (positifs ou négatifs, selon chacun ) de nos dirigeants dans le cadre de la gestion de cette crise mondiale.
Nul n’est parfait.
Ceci dit, il n’y a aucun honneur et aucune dignité à soutenir l’insoutenable.
Quand bien même on se sentirait comme un soutien du Gouvernement et plus encore du Président de la République, il faut avoir le COURAGE de défendre la VÉRITÉ et surtout la RÉALITÉ, pour le bien du Gabon, le bien des Gabonais.(es) et pour mieux aider celui que l’on prétend soutenir.
Si la Covid-19 est bien une réalité, et qu’elle implique que chacun prenne conscience de la responsabilité collective et personnelle que nous devons tous revêtir, il n’en demeure pas moins aujourd’hui que les Gabonais sont asphyxiés.
Couvre-feu de 22h ramené à 18h :
Quelle est la pertinence d’une mesure ? Cette différence de 4h fera t-elle baisser la propagation du virus ?
Comment, travaillant à owendo et habitant à akanda, le Gabonais peut-il respecter le couvre-feu de 18h sachant qu’il doit arrêter le travail à 16h30 et qu’avec les embouteillages aller d’un point A à un point B est un véritable parcours du combattant même en temps « normal » ?
Cette mesure ne tient assurément pas compte de la réalité du terrain.
IL FAUT TROUVER LE JUSTE MILIEU ET DONC D’UNE, PART RAMENER L’HEURE DU COUVRE-FEU À 20H ET D’AUTRE PART LES EMPLOYEURS DOIVENT POUVOIR RÉORGANISER L ’HORAIRE DE TRAVAIL EN INTERNE DE MANIÈRE À CE QUE LE DERNIER SALARIÉ QUITTE SON LIEU DE TRAVAIL AU PLUS TARD À 15h30 LE TEMPS DE CETTE CRISE.
Concernant l’interdiction des rassemblements de plus de 30 personnes et l’arrêt des cours le 22 février.
Le système éducatif souffre déjà bien assez de manquements. S’il est bien vrai que beaucoup de gens sont scolarisés, il est tout aussi vrai que le niveau scolaire a considérablement baissé.
Si les capacités d’accueil posent effectivement problème, IL FAUT D’UNE PART FIXER L’ARRÊT DES COURS POUR LES CLASSES SANS EXAMEN ET D’AUTRES PART PERMETTRE AUX CLASSES D’EXAMENS DE SUIVRE NORMALEMENT LES COURS DU RESTE DE L’ANNÉE AFIN DE JUSTIFIER LA TENUE DE VÉRITABLES EXAMENS DE FIN D’ANNÉE.
Les effectifs ayant baissé du fait de l’arrêt des cours de certaines classes, les classes d’examens de plus de 60 élèves pourront être divisées par deux afin de respecter la limitation du rassemblement maximum de 30 personnes.
Bien entendu, les classes sans examen ne doivent pas être abandonnées.
Il faudra donc prévoir un site internet avec la possibilité de télécharger en pdf les cours correspondant à chaque niveau selon le programme mais aussi avec les chaînes nationales prévoir des plateaux télévisés où des enseignants pourront s’exprimer sur les différents cours.
Ces chers enseignants qui dans ce contexte difficile continueront à transmettre le savoir peuvent être gratifiés d’une 《prime exceptionnelle de covid19》 ou 《prime de risque》, de même que le personnel soignant.
Le tenancier de bars, restaurants et autres commerces qui n’ont que ça pour la plupart comme source de revenus, doivent pouvoir continuer à exercer dans le stricte respect des mesures barrières sous peine de sanction.
L’État doit recourir à un dépistage massif quitte à envoyer l’armée dans les maisons dépister le plus grand nombre, tel que les recensements de la population se font souvent.
Il ne s’agira pas non plus de contraindre les populations mais de les inciter à accepter de se faire dépister quitte à le leur proposer à domicile comme on faut souvent avec la pollio ou quand ils font le tour des quartiers et maisons pour le recensement de la population. Car jusqu’à présent beaucoup éprouvent la plus grande peine du monde à aller se faire dépister. D’autant que ce sont aussi des foyers de contamination...y’a qu’à voir le monde qui se retrouve souvent au palais des sports.
Ça permettrait de confiner uniquement les malades sans entraver les libertés individuelles de toute la population et en freinant une économie déjà bien fragilisée.
Ces toutes petites propositions du modeste que je suis restent à améliorer et à certainement à élargir à d’autres secteur.
La covid19 est une réalité certes, mais nous avons aussi nos réalités économiques et sociales que nous devons impérativement prendre en compte dans la gestion de cette crise sanitaire mondiale.
C’est une question de souveraineté nationale, de paix sociale, de constance et développement économique car le Président de la République ne sera Heureux que si les Gabonais sont Heureux.
Guy Geslyn EMANE NZE






