DE QUOI SE RÉJOUISSENT NOS COMPATRIOTES GABONAIS AUJOURD’HUI ?
On peut affirmer sans sourciller qu’ils se réjouissent uniquement des mauvaises nouvelles.
La tendance de nos compatriotes à se réjouir des arrestations opérées lors des opérations anti-corruptions "Scorpion et Mamba", lors de l’annonce de l’échec de tel ou tel projet, lors de la dégradation de la note du Gabon par les instituts de notation, lors des éboulements ou de coupures de nos routes, ou pour le fermeture prochaine annoncée de certains services publics..., prouvent à quel point le citoyen gabonais fait fi du patriotisme et peut cas du développement de son pays.
Il préfère plutôt se réjouir de l’échec du pouvoir en place. Pour beaucoup, tout se résume au simple remplacement des hommes politiques au pouvoir, et non à la construction du Gabon et au changement de vie des gabonais.
Seules les mauvaises nouvelles nourrissent et font les journées des citoyens mal informés sur les valeurs telles que la République, l’État, les institutions, les outils utilisés en démocratie, etc.
Comme il sommeille en chacun de nous une petite part de méchanceté, celle-ci s’exprime à travers ces comportements blâmables qui nous éloignent de l’amour de l’autre et de la patrie.
En jetant un simple coup d’oeil sur les vrais rapports d’évaluation, on peut pourtant mieux se rendre compte de l’action publique depuis la conception des politiques publiques jusqu’à leurs résultats et leur impact.
Autrement, on peut mieux comprendre les écarts entre les objectifs escomptés et les résultats atteints, les expliquer ensuite et les corriger.
Mais ce n’est point la préoccupation des gabonais. Se réjouir du mal suffit pour eux.
La vérité est pourtant là, à portée des mains, il suffit de la saisir.
Et la Bible dans le Nouveau Testament de conclure : "l’amour ne se réjouit pas du mal (1corinthiens 13)".
PETIT LAMBERT OVONO
ÉVALUATEUR CERTIFIÉ
DES POLITIQUES PUBLIQUES,
PRÉSIDENT DE SOGEVAL






