"Ce n’est pas faute d’avoir prévenu" Raymond Ndong Sima

19 février 20210
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Les casseroles ont retenti dans les précédentes nuits en guise de contestations des mesures prises par le gouvernement gabonais. Les bruits venaient de partout, dans tous les quartiers de Libreville ou presque . L’intérieur du pays n’était pas en reste. La faucheuse a encore frappé, ce que déplore l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima. Il est comme d’autres Gabonais, indigné de la situation.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu. Dans mon précédent post j’ai souligné que :

le train de mesures rendu public par le gouvernement est en sérieux déphasage avec le vécu quotidien des populations urbaines comme rurales... Les conséquences des mesures annoncées... sont si édifiantes qu’on ne peut que se demander si l’objectif visé n’est pas une révolte de la population qui justifierait un autre tour de vis dans les restrictions des libertés individuelles”.

Cette nuit, partout dans le pays, le ras-le-bol a fini par avoir raison de la patience des populations excédées qui l’ont exprimé bruyamment avec leurs casseroles.

La réaction violente des corps habillés qui ont ouvert le feu est effrayante, totalement disproportionnée. Elle ouvre sur un choix simple entre la peur et la révolte. Était-il inéluctable d’en arriver là ?

Si la population qu’on veut protéger d’une maladie compte dans ses rangs des morts accélérées puisque causées par des balles, alors le discours de préservation de la population d’une mort qui viendrait de la maladie du coronavirus se trouve délégitimée. En effet, la mort par balle arrive encore plus vite, plus brutalement que celle du coronavirus.

Raymond NDONG SIMA
Ancien Premier ministre

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