"Ali Bongo Ondimba à Makokou/ les moyens de l’Etat au service du "kounabélisme" Meboon Môôn
Le mélange des genres qui règne au sommet de l’Etat, où on prend aisément plaisir à confondre l’institution du Président de la République au distingué camarade du Bongo-PDG, vient à nouveau de se signaler ce mercredi 20 avril du côté de Makokou.
En effet, ce sont les canaux de communication du Bongo-PDG qui, depuis quelques jours, annonçaient une visite d’ Ali Bongo Ondimba dans la province ogivine. Mais il a fallu attendre ce mercredi pour se rendre compte qu’il s’agissait, à la base, d’une visite institutionnelle destinée à lancer une caravane médicale portée par le ministère de la Défense, notamment les services de Santé militaire.
Sauf méprise de notre part, le Corps de Santé militaire demeure un service public, financé par l’argent public et les contribuables gabonais sans distinctions.
Il est donc malsain de confondre la communication d’un parti, fût-il celui d’Ali Bongo Ondimba, à un déplacement financé par l’argent public. Au point d’associer à ce déplacement supporté par les moyens et personnels de l’État des initiatives politiciennes et "kounabélistes" dignes de l’époque du parti unique.
C’est dire si la caravane médicale ne semble donc n’être qu’un alibi pour lancer une pré-campagne électorale par les moyens de l’Etat. Sinon, le ministre de la Défense aurait pu effectuer cette mission.
On se demande par ailleurs pourquoi le distingué camarade n’a-t-il pas choisi la voie terrestre pour rejoindre l’Ogooué-Ivindo ? Lui dont le bilan politique à la tête du Gabon serait si enviable ?
Dans le Gabon de l’alternance politique de 2023, les institutions et le nouveau président de la République devront impérativement mettre fin à ce désordre et ce mélange des genres.
Le Président de la République ne devra plus être président d’un parti politique. Il ne devra plus alimenter de confusion entre l’institution de la République qu’il incarne temporairement et un quelconque bord politique.
Vivement la fin de ce cirque autour de l’"homme du passé et du passif" qu’est Ali Bongo Ondimba. Celui qui mérite plutôt d’aller se reposer après deux mandats catastrophiques et forcés à la tête de notre pays.
Étienne Francky MEBA ONDO
Dit Meboon Môôn Meba Ondo - Officiel






