Ndendé : quand la terre parle plus fort que les discours

25 juin 20260
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À Ndendé, dans le département de la Dola, une vérité semble désormais faire l’unanimité : la terre nourrit mieux qu’un long discours politique. Ici, les habitants ont compris qu’un maraîchage bien entretenu remplit plus rapidement une marmite et une tirelire qu’une promesse répétée à chaque saison électorale au carrefour du bonheur.

Pendant que certains débattent pendant des heures sous les arbres ou sur les réseaux sociaux, d’autres ont choisi de discuter directement avec la terre. Et la réponse de celle-ci est sans appel : tomates, piments, aubergines, gombos, concombres et autres légumes sortent du sol avec une ponctualité que beaucoup aimeraient voir ailleurs.

À Ndendé, l’arrosoir et la houe sont devenus de véritables cartes bancaires. Chaque semence mise en terre ressemble à un dépôt sur un compte d’épargne. Les récoltes, elles, arrivent comme des intérêts généreux versés par une banque qui ne connaît ni panne informatique ni fermeture de guichet.

Les maraîchers de la localité donnent ainsi une belle leçon de réalisme. Ils savent que les slogans ne se cuisinent pas, que les promesses ne se transforment pas en salade et qu’aucun discours, aussi brillant soit-il, n’a encore réussi à remplacer une cagette de tomates bien mûres ou un panier de légumes fraîchement récoltés.

Cette dynamique maraîchère mérite d’être saluée. Car au-delà de l’humour, elle rappelle une évidence souvent oubliée : le développement commence souvent par la capacité d’une communauté à produire ce qu’elle consomme et à valoriser les richesses de son terroir.

À Ndendé neuf routes, certains ont choisi de ne plus attendre que le bonheur frappe à leur porte. Ils sont allés le cultiver dans leurs maraîchages. Et visiblement, la terre leur a ouvert grand les bras.

Jarele SIKA

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