Liam Fox brise le silence : « Le Polisario est une organisation terroriste »

21 avril 20250
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Longtemps cantonnée aux couloirs feutrés des Nations unies et aux rivalités régionales nord-africaines, la question du Sahara marocain s’impose désormais comme un enjeu majeur de sécurité internationale.

Ce territoire, au cœur d’un différend hérité de la décolonisation espagnole, est administré par le Maroc depuis le départ de Madrid en 1975. Le Royaume y affirme sa souveraineté en s’appuyant sur des arguments historiques, culturels et juridiques solides. Il y a investi massivement dans les infrastructures, l’éducation, et le développement socio-économique.

En face, le Front Polisario, un mouvement séparatiste soutenu par l’Algérie, revendique une prétendue indépendance à travers un gouvernement en exil autoproclamé, la pseudo « République arabe sahraouie démocratique (RASD) ».

Le 19 avril 2025, Liam Fox, ancien ministre britannique de la Défense, a fait une déclaration retentissante qualifiant le Polisario d’organisation terroriste. Il a alerté sur les ramifications régionales et internationales de ce groupe, affirmant qu’il représente une menace croissante pour la stabilité au Maghreb et au Sahel.

Il a également mis en lumière les liens du mouvement avec des réseaux extrémistes violents, appelant la communauté internationale à sortir de l’illusion d’un « mouvement de libération ».

Selon plusieurs rapports, les camps de Tindouf, en territoire algérien et sous contrôle du Polisario, sont devenus des foyers de radicalisation, de trafic d’armes et d’endoctrinement idéologique. Des connexions documentées existent entre certains cadres du Polisario et des groupes djihadistes opérant au Sahel, comme l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

Des transferts de drones et de matériel militaire auraient été facilités par l’Iran, via son bras armé le Hezbollah, avec la complicité présumée d’acteurs algériens.
Pour les États-Unis, qui considèrent le Maroc comme un allié stratégique majeur hors OTAN, cette dynamique représente une menace directe à leurs intérêts militaires, économiques et diplomatiques.

C’est dans ce contexte qu’émerge, au sein de plusieurs cercles à Washington, l’idée de classer officiellement le Polisario comme organisation terroriste étrangère.

Depuis 2007, le Maroc propose une solution politique pragmatique sous la forme d’un plan d’autonomie avancée, sous souveraineté marocaine. Ce plan, salué par les États-Unis, la France, l’Espagne et d’autres puissances internationales comme une base « sérieuse, crédible et réaliste », garantit une large autonomie de gestion locale dans le respect de l’intégrité territoriale du Royaume.

La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par l’administration Trump en décembre 2020, suivie par une vague de soutiens européens et africains, a marqué un tournant stratégique. Elle reflète une prise de conscience : face à une menace transnationale, la neutralité ou l’ambiguïté diplomatique ne sont plus viables. Le Maroc apparaît désormais comme un rempart contre les influences déstabilisatrices qui prolifèrent du Sahel à la Méditerranée.

Aujourd’hui, la question du Sahara marocain dépasse le simple cadre territorial. Elle s’inscrit dans une confrontation plus vaste entre forces de stabilité et foyers de chaos. Une solution durable passe par la reconnaissance des réalités sur le terrain, un soutien clair aux efforts politiques du Maroc et une fermeté absolue face aux ingérences qui exploitent ce conflit pour nourrir l’instabilité régionale.

AMP

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