Dakhla : La Coalition AUSACO appelle à un nouveau regard onusien sur le dossier du Sahara
La ville de Dakhla au Maroc a accueilli ce mardi la deuxième Policy Conference de la Coalition pour l’autonomie au Sahara (AUSACO), un rassemblement international qui s’est soldé par un appel ferme à une redéfinition de l’approche des Nations Unies vis-à-vis du différend régional autour du Sahara marocain.
Dans une déclaration finale baptisée « Déclaration de Dakhla », les participants ont souligné l’urgence d’une lecture renouvelée des paramètres du dossier, à la lumière des réalités géopolitiques actuelles. Ils ont mis en avant le plan marocain d’autonomie, présenté comme « la seule base sérieuse et crédible » pour parvenir à une solution durable.
L’accent a également été mis sur l’élargissement du soutien international en faveur de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, ainsi que sur le rôle de l’Algérie, qualifié de « central » dans la perpétuation de ce différend régional vieux de plusieurs décennies.
Les participants ont salué les efforts du Royaume du Maroc pour le développement de ses Provinces du Sud, notamment à travers le Nouveau Modèle de Développement, qui vise à positionner cette région comme un trait d’union stratégique entre l’Afrique, le Maroc et d’autres continents.
Parmi les initiatives phares citées figurent le projet du gazoduc Nigeria-Maroc, l’Initiative Royale pour l’Atlantique, ainsi que le projet de valorisation de la façade atlantique. Ces chantiers, selon les participants, visent à faire du Sahara marocain une plateforme de sécurité, de stabilité et de co-développement à l’échelle atlantique, saharienne, africaine et méditerranéenne.
Les membres de l’AUSACO ont également exprimé leur satisfaction face au climat de paix et de développement observé dans les Provinces du Sud. Ils ont notamment relevé l’ouverture de 32 consulats généraux à Laâyoune et Dakhla par des pays issus de divers continents, dont le Gabon, un signal fort en faveur de l’irréversibilité de la dynamique de reconnaissance de la marocanité du Sahara.
Réitérant leur soutien indéfectible à l’intégrité territoriale du Maroc, les membres de la Coalition – issus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine – ont exhorté les États qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre les 116 pays ayant déjà exprimé un appui clair au plan d’autonomie marocain.
Dans un passage notable de la déclaration, lu par M. Ismail Buchanan, l’Algérie a été appelée à « assumer ses responsabilités historiques » et à respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire, notamment pour mettre fin à la situation prévalant dans les camps de Tindouf, situés sur son territoire.
Les membres de l’AUSACO ont plaidé pour un retour digne des populations séquestrées dans ces camps à leur mère patrie, le Maroc, tout en encourageant une implication constructive de l’Algérie dans le processus onusien, dans un esprit de réalisme et de compromis.
La conférence a vu la participation d’élus des provinces du Sud marocain, de notables des tribus sahraouies et de représentants de la société civile. Pour rappel, l’AUSACO est une organisation indépendante qui regroupe plus de 3 000 personnalités issues de milieux politiques, parlementaires, universitaires, diplomatiques, juridiques et associatifs à travers le monde, œuvrant pour le soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie, reconnue comme l’unique solution sérieuse et réaliste à ce différend régional.
AMP






