BOUKOUNDOU : L’école primaire en difficulté et vidée pour se protéger du coronavirus
Les secteurs de l’éducation et de la santé sont souvent les plus sollicités dans des zones rurales. C’est le cas du village Boukoundou, situé dans la province de la Ngounié et dans le département de la Louétsi-Wano. Cette zone rurale a besoin de donner plus d’oxygène à son école primaire catholique. Mais seulement, les cours sont suspendus comme partout ailleurs , pour raison de la Covid 19.
Le village Boukoundou est situé à seulement 14 km de la commune de Lebamba. Il se trouve dans le département de la Louétsi-Wano. Dans cette zone rurale, l’école primaire catholique est en piteux état. Elle compte trois enseignants pour 22 apprenants. Les salles de classes sont devenues le domicile des chauves-souris et bien d’autres animaux. « Nous travaillons dans des conditions difficiles. C’est parce que, mes collègues et moi avons l’amour de ce travail et celui de l’avenir des enfants de ce village. Nous avons juste besoin du minimum pour mener à bien notre travail. C’est un sacerdoce. L’enseignement est une bénédiction, c’est un plaisir » confesse le jeune Directeur et enseignant de cette école catholique.
Enseignants et parents d’élèves souhaitent que le bâtiment qui abrite les salles de classes soit réfectionné. C’est aussi le cas des apprenants qui ne demandent qu’à apprendre dans des meilleures conditions. « Lorsqu’il pleut, nous avons du mal à faire cours. Voyez-vous même l’état de la toiture. L’eau coule et les documents se mouillent et c’est la désolation. Il faut qu’on nous vienne en aide. Il s’agit là de l’éducation et de la formation des élites de demain » lance le jeune responsable de cette école primaire catholique de Boukoundou.
L’école rurale au Gabon reste à penser. Beaucoup d’entre elles demeurent sans enseignants et se voient fermer définitivement. On y trouve des enfants non scolarisés et bonjour l’analphabétisme. Victor Hugo ne nous apprend-il pas que « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne".
La propagation du coronavirus a vidé les salles de classes et bien d’autres administrations à travers le monde. Le ville Boukoundou et son école se sont pliés à la décision gouvernementale.
MTM






