Cybersécurité : De Libreville à Rabat, l’ANINF exporte son expertise
La transformation numérique du Gabon ne saurait se concevoir sans une exigence désormais vitale : la protection de ses infrastructures, de ses services publics et des données de ses citoyens. Un défi au cœur de l’action de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), qui entend non seulement le relever à l’échelle nationale, mais aussi partager son expérience au-delà des frontières.C’est dans cet esprit que son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a pris part à la Morocco Cybersecurity Week, organisée du 12 au 14 octobre 2026 à Rabat, sous le thème « La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement ».
Un rendez-vous international ayant réuni décideurs, experts et acteurs majeurs de la sécurité des systèmes d’information et des infrastructures stratégiques.L’expertise gabonaise au cœur des débatsInvité à intervenir sur les stratégies nationales de cybersécurité et leur gouvernance, le patron de l’ANINF a présenté l’approche gabonaise face à la montée des cybermenaces.
Une contribution qui a permis de confronter les expériences, d’explorer de nouvelles pratiques et d’ouvrir des perspectives de coopération bilatérale.Autre temps fort de sa participation, son intervention sur l’héritage de Stuxnet, cette cyberattaque emblématique qui a révélé au monde la vulnérabilité des systèmes industriels.
Il a notamment alerté sur les risques croissants liés à l’interconnexion des environnements industriels et informatiques (OT/IT), insistant sur l’urgence de former des profils hybrides capables de maîtriser ce double enjeu.
Des préoccupations qui résonnent particulièrement au Gabon, à l’heure de la dématérialisation accélérée des services publics, de l’extension des réseaux et de la modernisation des infrastructures.
Car au-delà des équipements, la cybersécurité repose sur trois piliers indissociables : des compétences qualifiées, une coordination institutionnelle forte et des capacités de réaction efficaces.Une présence internationale qui s’affirmeCette participation à Rabat confirme le dynamisme international insufflé par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki à la tête de l’ANINF.En juin 2025, l’Agence prenait part à une conférence internationale sur la cybercriminalité à Strasbourg.
En avril 2026, son Directeur Général intervenait au GITEX Africa de Marrakech, où la coopération numérique entre le Gabon et le Maroc s’est concrétisée par la signature d’un protocole d’accord. Il y rappelait alors avec force : « Bâtir un cyberespace sûr n’est plus une option ».
Quelques mois plus tard, en juillet 2026, il portait la voix du Gabon au WSIS Forum de Genève, consacré aux politiques numériques et au développement des technologies de l’information.
De Libreville à Rabat, en passant par Marrakech, Strasbourg et Genève, l’ANINF poursuit ainsi son ouverture et son rayonnement, avec une conviction constante, en droite ligne avec la vision du Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du numérique un levier de modernisation, de souveraineté et de confiance.Car aucune transformation numérique durable ne peut se construire sans sécurité, et sans la confiance des usagers.
DM/MT






