Le Maroc et l’Union africaine s’unissent pour renforcer l’observation électorale sur le continent

21 avril 20250
Partager

Le Maroc et la Commission de l’Union africaine ont lancé, ce lundi dans la capitale marocaine, la quatrième session du programme de formation des observateurs électoraux en Afrique. Une initiative saluée de part et d’autre du continent, dans un contexte électoral particulièrement chargé pour l’année 2025.

Présidant l’ouverture officielle de cette session, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réaffirmé «  l’engagement de Rabat en faveur de la paix africaine ». Pour le chef de la diplomatie marocaine, cette session illustre une nouvelle fois « la volonté du Royaume de promouvoir la paix, la sécurité et la bonne gouvernance en Afrique, par le biais d’un programme de formation rigoureux et inclusif ».

La tenue de cette session intervient dans un climat continental et international marqué par des échéances électorales majeures. Selon Bourita, cela ne fait que renforcer la pertinence du programme, conçu pour former des observateurs électoraux qualifiés, « véritables vecteurs de stabilité et de gouvernance globale ».

L’une des nouveautés de cette quatrième édition est la volonté affirmée de renforcer le rôle des femmes dans les missions d’observation électorale sur le continent. Un axe stratégique que le Maroc, selon le ministre, développe « aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale ». L’égalité des genres dans la participation aux processus démocratiques se veut ainsi un pilier du programme.

Cette nouvelle session marque également une expansion notable en termes de bénéficiaires : ils sont désormais 120, issus de différents pays africains, ce qui illustre la diversité croissante du programme et son ancrage continental. « Les anciens diplômés ont déjà prouvé leur capacité à porter haut les valeurs de sécurité, de paix et de bonne gouvernance. Il est donc crucial de continuer à élargir cette base  », a souligné Bourita.

Le ministre n’a pas manqué de rappeler que cet engagement s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par le Roi Mohammed VI pour préserver la stabilité du continent, affirmant que cette implication reflète la volonté du Souverain d’agir pour les peuples africains.

Bankole Adeoye, commissaire de l’Union africaine chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, a salué à son tour le rôle central du Maroc dans le développement de cette initiative. «  L’Union africaine apprécie les efforts du Maroc à cet égard, sous la conduite du Roi Mohammed VI, à travers l’ancrage et le renforcement de ce programme depuis son lancement en 2022 », a-t-il déclaré.
Pour Adeoye, les défis auxquels fait face le continent nécessitent une réponse solide, en particulier dans le domaine de l’observation électorale, devenu un outil clé pour prévenir les crises et protéger les citoyens.

Cette nouvelle session vient ainsi consolider un partenariat stratégique entre Rabat et Addis-Abeba, tout en envoyant un message fort : celui d’une Afrique déterminée à prendre en main son destin démocratique.

AMP

Commander mon espace pub

     

Commander mon article

   

Dans la même rubrique

0 Commentaire(s)

Poster un commentaire